Violette couru sous la pluie. Elle coura jusqu'à un café. « Le petit bonheur », il était tenu par le père de sa meilleure amie. Elle poussa la porte et le carillon retentit. Un homme à la barbe servant un verre lui dit :
- Aaaaah Violette ! Ça faisait longtemps que tu n'étais plus passée !
Violette rougit. Elle fit mine d'être joyeuse pour ne pas qu'il lui demande se qui se passe.
- Oui, je sais ! Excusez moi de ne pas être passée souvent ces temps-ci ! dit elle gênée, avec un sourire forcé.
- Haha ! Ce n'est pas grave ! Mais ? Tu es toute trempée ! Ahlala, tu ne changeras jamais ! Pareil que ta mère quand on était jeune ! Elle était toujours sous la pluie !
Violette rougit. C'était rare qu'on lui parle du passé de sa mère. Elle se débarrassa de son ciré.
- Tu peux le mettre sur le portemanteau, dit l'homme, et si tu veux, tu peux retirer tes bottines. Enfin, fait comme chez toi, tu sais bien !
Violette mit son ciré sur le portemanteau et retira ses bottines.
- Cerise est dans sa chambre je suppose ? Dit-elle en souriant de force.
- Bien vu !
Le monsieur avait toujours un grand sourire. Malgré qu'il avait perdu sa femme il y'a quelques années, il souriait toujours. Violette l'admirait pour ça. C'était aussi un ancien ami de sa mère. Mais elle n'en sait pas plus. Elle monta dans la chambre de son amie et entendit une dispute :
- Pour la dernière fois, CASSE-TOI !! fit une voix de fille.
- Roooh c'est bon, tu peux quand même accueillir ton frère !
- FILE DANS TA CHAMBRE ET NE VIENS PAS ME FAIRE CHIER !!!! Dit la fille sur un ton de rage.
Violette se tenant sur le seuil toussota. La jeune fille surprise la regarda.
- Hey Violette !
Elle poussa son frère en dehors.
- Dégage toi ! Dit elle en fronçant les sourcils.
Le garçon sortit en marmonnant. Violette finissait par avoir l'habitude de les voir se disputer. Le frère de Cerise venait généralement embêter sa s½ur. Habituellement, cela faisait rire Violette, mais là, elle n'était pas d'humeur.
- Entre ma puce, dit Cerise en souriant.
Violette entra en silence, toujours avec un air mélancolique. Cerise ferma la porte de la chambre et regarda Violette.
- Toi, ça va pas ! dit-elle en s'asseyant à terre.
Violette en fit de même. Elle fondit en larmes dans les bras de son amie. Elle ne disait pas un mot, elle voulait se vider complètement. Cerise lui caressa le dos.
- Il t'a encore fait souffrir ? Comme si ça suffisait pas sa connerie de samedi ... fit-elle sur un ton de dégoût.
Violette ne disait rien, elle pleurait. Elle ne savait pas aligner un mot tellement qu'elle pleurait. Cerise ne disait rien non plus, elle restait là avec son amie dans les bras. Elles restèrent muettes pendant un bon quart d'heure. Cerise lui dit doucement:
- Il est tard quand même, ta mère doit s'inquiéter.
- Non, je ne pense pas. Dit Violette en s'essuyant les yeux.
- Si, j'en suis sûre ! Tu vas rester ici cette nuit. Elle n'y verra pas d'inconvénient, vu le nombre de fois que tu es restée ici ! Fit Cerise en rigolant.
- Oui c'est vrai. Violette sourit. Un sourire sincère cette fois.
- Et puis, papa voudra bien, tu fais partie de la famille.
Violette sourit et Cerise descendit demander à son père. Puis elle remonta.
- C'est ok ! Dit-elle en faisant un clin d'½il.
Violette était heureuse. Elle préférait rester auprès de sa meilleure amie plutôt que chez elle. Enfin, si elle pouvait appeler cet endroit ainsi. Cerise sortit de sa garde-robe sa chemise de nuit, et celle de Violette. Celle-ci avait toujours une chemise de nuit chez son amie, elle y passe souvent les nuits.
- Il est temps de se laver et de se coucher, dit Cerise avec un grand sourire.
Et elles partirent se laver...